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Vous êtes aidant familial ? Comment prendre soin de vous ?

Venir en aide donne satisfaction mais engendre aussi un sentiment de charge, synonyme de fatigue morale ou physique. La vie professionnelle, familiale et sociale de l’aidant doit s’adapter aux exigences de l’activité d’aide.


Quelles sont les difficultés rencontrées par les aidants familiaux

Les conséquences de cette implication sont bien documentées et montrent une dégradation de l’état de santé de l’aidant au fur et à mesure de l’augmentation de sa charge (si aucune mesure n’est prise pour prendre soin de soi). Il est donc essentiel que chaque aidant puisse se réserver du temps pour prendre soin de lui et se faire aider.

le vécu de l'aidant


Quels sont les dispositifs d’aide aux aidants ?

Concilier aide et vie professionnelle grâce au congé de proche aidant

Ce congé est accessible aux salariés, indépendants ou demandeurs d’emploi et permet de s'occuper d'une personne handicapée (taux d’incapacité ≥ 80 %) ou en perte d'autonomie (bénéficiaire de l’APA ou Allocation personnalisée d’Autonomie). 

  • Le congé du proche aidant est rémunéré et sans condition d’ancienneté. Depuis le 1er janvier 2023, le montant de l’allocation journalière du proche aidant (AJPA) est de 62,44€ par jour et 31,22€ par demi-journée, rémunération versée par les caisses d’allocations familiales (CAF) ou la mutualité sociale agricole (MSA). 
  • Sa durée maximale est de 3 mois, renouvelable dans la limite d’un an surl’ensemble de la carrière professionnelle. Le congé peut être fractionné ou transformé en période de travail à temps partiel, sous réserve de l'accord de l'employeur.
  • Il suffit d’adresser un courrier recommandé à son employeur pour demander à bénéficier du congé de proche aidant. Sauf urgence, ce courrier doit être adressé au moins 1 mois avant le début du congé. Il doit être accompagné de certains documents (attestations sur l’honneur, décision d’attribution de l’APA ou taux d’incapacité).

Pour en savoir plus :

- Congé de proche aidant : https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/solutions-pour-les-aidants/travailler-et-aider-un-proche/le-conge-de-proche-aidant

Le droit au répit, besoin essentiel des aidants

Pour permettre aux proches aidants de prendre des temps de repos, la loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement, a instauré un nouveau droit : le droit au répit pour les proches aidants.

Différentes solutions d’aide au répit sont possibles afin que l’aidant puisse disposer de temps pour s’occuper de lui :

le droit au répit de l'aidant

Pour en savoir plus :

Droit au répit: https://www.monparcourshandicap.gouv.fr/aidants-familiaux/les-solutions-de-repit-pour-les-aidants

Quelles aides financières pour les proches aidants ?

  • Différentes aides financières peuvent permettre de financer partiellement des aides techniques ou humaines, des vacances ou des séjours de répit destinés à soulager l’aidant. Elles sont attribuées à la personne aidée en fonction de son profil.


les aides financières des aidants

Elles peuvent aussi servir à financer un salaire mensuel pour l’aidant familial si le proche aidant peut être employé et salarié par la personne aidée. Une solution possible si la situation de l’aidant répond à certaines conditions relatives au lien de parenté, au degré de handicap ou de perte d’autonomie de la personne aidée, à l’attribution de prestations financières, au statut non retraité.

  • L’allocation journalière du proche aidant correspond à un dédommagement financier attribué au proche aidant en contrepartie de son activité d’aide, lorsque le salariat n’est pas possible ou pas souhaité. Au 1er janvier 2023, le montant journalier de l’allocation journalière du proche aidant a été fixé à 62,44 €.
  • Les aidants peuvent bénéficier d’aides fiscales s’ils hébergent durablement leur proche âgé chez eux ou s’ils participent à ses frais d’hébergement en EHPAD.

Quels droits pour l’aidant ?

  • Droit à la retraite, L’affiliation à l’assurance vieillesse permet à l’aidant familial de valider des trimestres pour sa retraite pendant toute la période durant laquelle il s’occupe de la personne en situation de handicap ou malade, sans qu’il ait besoin de verser des cotisations auprès de sa caisse de retraite.
  • Droit au chômage. L’aidant familial qui n’était pas salarié avant de s’occuper d’un proche peut acquérir un droit au chômage s’il a établi un contrat de travail avec la personne aidée et s’il remplit les conditions requises (durée de cotisation, inscription comme demandeur d’emploi). 
  • Droit à la formation, Dispensées par des professionnels de santé, ces formations ont pour but de faire réfléchir l’aidant à son rôle, de faciliter son quotidien et de protéger sa santé, ainsi que celle de la personne aidée.
  • Les bénéfices liés à la carte d’invalidité : Si la personne aidée est titulaire de la carte d’invalidité, le proche aidant qui l’accompagne dans ses déplacements bénéficie des mêmes avantages.

En parallèle de ces droits, l’aidant qui travaille peut dans certains cas, imaginer et convenir d’aménagements avec son employeur pour mieux concilier l’accompagnement de son proche avec son activité professionnelle (temps partiel, télétravail, ..).


Où trouver informations, soutien et accompagnement ?

Différents lieux d’information et de coordination existent en France pour accompagner les proches aidants de personnes âgées en perte d’autonomie :

lieu soutien et accompagnement des aidants

Les plateformes d’accompagnement et de répit

En lien avec les services départementaux, elles proposent diverses aides aux proches aidants (formations, temps de répit, recherche d’une structure médico-sociale, sorties, groupes d’échanges). 

Des organismes proposent des rencontres entre aidants

Par exemple :

- Les cafés des aidants organisés par l'association française des aidants (https://www.aidants.fr/vous-etes-aidant/participer-a-une-action-pres-de-chez-soi/cafe-aidants)

- Les groupes de paroles proposés par l’association France Alzheimer (https://www.francealzheimer.org/contactez-votre-association-locale)

Se renseigner localement : les dispositifs précédemment cités ne sont pas centralisés, il est donc important de se renseigner auprès de sa mairie, dans son département ou sa région.


Pour en savoir plus : 

- Accès à l’annuaire des points d’information locaux : https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/annuaire-points-dinformation-et-plateformes-de-repit

- Portail national d’information pour les personnes âgées et leurs proches : https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr

- Recherche d’une MDPH : https://www.cnsa.fr/vous-etes-une-personne-handicapee-ou-un-proche/missions-et-fonctionnement-des-mdph

- Accès à l’annuaire « mon parcours handicap.gouv » : https://www.monparcourshandicap.gouv.fr/annuaire