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Alzheimer c'est quoi

La maladie d’Alzheimer touche de nombreuses personnes en France chaque année. Si les symptômes mettent du temps à se déclarer, le plus souvent par des pertes de mémoire, la maladie, elle, devient de plus en plus évidente avec le temps. C’est une maladie progressive, qui touche les fonctions cognitives du cerveau et qui va jusqu’à une perte complète d’autonomie dans les derniers stades de la maladie.

La maladie d’Alzheimer, qu’est-ce que c’est ?

Quels sont les différents stades de la maladie ?

Au moment du diagnostic, le médecin va vous parler des sept stades de la maladie d’Azheimer. Ces phases d’évolution de la maladie lui permettent de situer son patient et de lui procurer les soins correspondants. Il faut toutefois se méfier. Le passage d’un stade à l’autre n’est pas franc. Les malades, en général des personnes âgées, vont avoir des bons jours, et des mauvais. Rien n’est prédéterminé. En fonction de la stimulation du cerveau par les proches, on peut retarder l’évolution de la démence.

Au début, ce sont les deux premières phases. Vous ne remarquerez rien, la personne semble être en bonne santé. Pas de symptômes, pas de perte de mémoire, et pourtant Alzheimer s’installe dans le cerveau.

Quelques trous de mémoire peuvent apparaître mais on les associe au vieillissement de la personne. Les tests, s’ils sont réalisés à cette période, ne mettent pas nécessairement en avant un Alzheimer.

A partir du troisième stade, quelques troubles des fonctions cognitives apparaissent plus clairement. Cela peut se remarquer dans diverses situations :

-La personne a plus de mal à réaliser ses activités quotidiennes, elle semble perdue dans un endroit connu.

-Elle perd ses affaires, range les objets dans des endroits inhabituels.

-Elle a du mal à se souvenir du nom d'une personne qu’elle vient de croiser.

A partir de là, les troubles vont augmenter régulièrement pour aller vers des troubles du langage, et/ou des troubles du comportement dus à une augmentation des lésions.

Elle ne semblera pas être au courant de l’actualité alors qu’elle vient de lire le journal, elle semblera avoir des difficultés pour effectuer certaines tâches (faire ses comptes par exemple). Puis son autonomie va réduire, elle ne se souviendra plus de son adresse, du nom des membres de sa famille proche, elle prendra de moins en moins de décisions et réduira d’elle-même ses activités.

Son comportement change, et il faudra adapter les traitements pour l’accompagner au mieux.

A partir du stade six, la personne aura besoin d’aide pour limiter les risques, notamment celui d’une chute. Pour maintenir un proche atteint à domicile, il est nécessaire d’équiper son logement en fonction pour éviter au maximum les facteurs de risques aggravants. Un lit médicalisé pour Alzheimer est l’une des solutions. Souvent, c’est autour de cette période qu’on décide de placer son parent en institution.

Le septième et dernier stade demande une présence constante. La personne perd l’usage de la parole, elle est dépendante pour tous les actes de la vie, ses muscles se raidissent à mesure que de nouvelles zones du cerveau sont atteintes.

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer change pour l’entourage du malade ?

Cette maladie fréquente qui provoque une perte de mémoire dans un premier temps puis une perte du langage et de l’autonomie peut être très déroutante pour l’entourage. N’hésitez pas à vous rapprocher d’associations telles que France Alzheimer pour vous documenter et trouver de l’aide.

Le comportement de votre parent va changer, évoluer en fonction de la maladie et d’une journée à l’autre. Vivre avec Alzheimer entraîne d’importants changements dans la vie quotidienne et peut être la source d’un épuisement chez les aidants. Avant tout, il faut préserver du temps pour soi, c’est une bataille à long terme.

L’entourage a toutefois un rôle à jouer pour freiner la maladie et l’apparition de nouveaux troubles. Stimuler leur cerveau, entraîner la mémoire pour alimenter les neurones, jouer, redonner confiance aux malades, ce sont des petits gestes qui peuvent avoir de grandes conséquences pour le moral et pour la santé des patients. Il y a donc plusieurs activités à faire pour retarder l’avancée de la maladie. 

Il faut donc veiller à ne pas mettre le malade de côté, pour prévenir une dépression qui, au contraire, accélérerait son déclin.

Lorsque les cellules nerveuses sont atteintes de manière irrémédiable, il est alors judicieux, pour communiquer, de rejoindre le malade dans son univers. Il faudra savoir s’adapter, lui parler de manière à être entendu, pour sa propre sécurité (éviter qu’il s’échappe ou se perde par exemple).

Une bonne écoute, associée à une nouvelle organisation du logement pour garantir sa sécurité, permettra ainsi de maintenir le malade à domicile pendant longtemps et freiner les dégénérescences cérébrales.

Vivre avec une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, la voir décliner, est un véritable sacerdoce. En France, ce sont plus de 2 millions de personnes qui sont concernées (malades, aidants). Des solutions existent néanmoins pour améliorer le quotidien et, autant que possible, gagner du temps sur Alzheimer.



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